La semaine dernière, l’or faisait la une de nombreux articles de recherche. L’un d’eux titrait d’ailleurs : «Gold: the big short».

La dernière publication des engagements des traders de la CFTC a en effet mis en évidence une position nette vendeuse des grands spéculateurs pour la première fois depuis août 2002. Les positions longues ont été nettoyées et l’or entre dans sa période la plus faste de l’année (août-septembre). Est-ce suffisant pour voir le début d’une tendance haussière durable? Nous soutenons que les fondamentaux doivent s’améliorer.

Les taux d’intérêt réels et le dollar américain sont les deux facteurs principaux qui influencent le prix de l’or (dans cet ordre d’importance). Ce qui est frappant, c’est qu’actuellement le prix de l’or se situe précisément au niveau qu’impliquent ces deux références. Ni plus, ni moins. Pour que l’or retrouve son éclat, les taux réels et le dollar doivent baisser. Pour rappel, lorsque l’or était à 1345 en août 2016, les taux réels étaient à 0,10 et le dollar pondéré à 119,80, alors qu’aujourd’hui nous sommes sur les niveaux de 0,79 et 126,14.