La demande de suspension du Parlement introduite pas Boris Johnson mercredi 28 août accentuerait fortement la probabilité d'un "no-deal Brexit".

Le Premier ministre britannique est plus que jamais déterminé à ce que le Royaume-Uni quitte l’UE le 31 octobre, quitte à se passer d’un accord. Suivant sa ligne directrice, l’UE a rejeté les demandes de renégociation de Boris Johnson et a déclaré attendre des “clarifications” de sa part.

Pour les décideurs européens, désormais le scénario central est celui du “no-deal”. Si ce scénario se confirme, le rétablissement des tarifs douaniers pour les exportations de l’UE vers le Royaume-Uni pourrait menacer plus de 600’000 emplois à travers le monde d’après des estimations de l’Institut de recherche économique de Halle. L’étude couvre plus précisément 56 secteurs industriels dans 43 pays et suppose une baisse de 25% des exportations de l’UE vers le Royaume-Uni en cas de Brexit dur, comme le rapporte Business Insider.

Dans ce cas de figure, c’est l’Allemagne qui pourraient perdre le plus d’emplois. En effet, les chercheurs estiment à plus de 100’000 le nombre d’emplois menacés outre-Rhin. Les conséquences en France, en Pologne ou en Italie seraient également notables avec près de 50’000 emplois affectés dans chacuns de ces pays en cas de “no-deal Brexit”. Des pays hors de l’Union européenne, comme la Chine ou l’Inde, pourraient être aussi indirectement impactés. Enfin, exprimées en part du nombre total d’emplois, ces pertes seraient les plus importantes en Irlande et à Malte, où elles pourraient concerner respectivement 1,03% et 1,70% du marché du travail.

 

Infographie: Les pays qui perdraient le plus d'emplois en cas de
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