La chronique obligataire de J.P. Morgan Asset Management.

Par Iain Stealey, International Chief Investment Officer of the Global Fixed Income, Currencies & Commodities Group

La banque centrale de Nouvelle-Zélande a ouvert la voie en baissant ses taux d’intérêt. La fin du cycle approchant, les banques centrales d’autres pays développés pourraient suivre.

 

Fondamentaux

Constatant un faible taux d’inflation et le ralentissement de la croissance économique, la banque centrale de Nouvelle-Zélande est devenue, au début du mois de mai, la première des pays développés à abaisser ses taux d’intérêt depuis plusieurs années. La banque centrale d’Australie, qui a indiqué la semaine dernière qu’elle «envisagerait la possibilité d’une baisse de taux» à sa prochaine réunion en juin, est susceptible de lui emboîter le pas. Il semblerait raisonnable qu’elle passe à l’acte compte tenu de la léthargie persistante du marché du logement et de la récente détérioration du marché du travail (le taux de chômage est passé à 5,2% en avril) en Australie.

La trajectoire et le calendrier sont moins précis dans les autres régions. C’est le cas aux Etats-Unis, où le bas niveau d’inflation devrait éviter de nouvelles hausses de taux, mais où la croissance reste suffisamment solide pour empêcher des baisses à court terme (à titre d’exemple, la confiance des consommateurs américains a atteint des records cycliques en avril). Dans l’immédiat, la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait maintenir sa politique actuelle, mais il est indéniable que les autres banques centrales s’orientent vers un assouplissement.

Valorisations quantitatives

Les prévisions du marché ont considérablement changé au cours des six derniers mois. Intégrant un biais de resserrement, elles ont peu à peu évolué en vue d’un assouplissement de la politique monétaire. Les cours intègrent une baisse de la Fed de 25 points de base en 2019 puis une autre en 2020. Sachant que la croissance des Etats-Unis n’a pas encore ralenti de manière significative et que la Fed semble satisfaite du niveau actuel des taux d’intérêt, nous doutons de la probabilité d’une nouvelle baisse au second semestre. Cela dit, les inquiétudes liées à la croissance et les risques globaux constatés dans le monde pourraient justifier deux pleines baisses d’ici fin 2020, les circonstances exactes les déclenchant restant à définir. Quoi qu’il en soit, les attentes actuelles du marché sont un baromètre utile de l’opinion mondiale et pourraient prévaloir sur l’orientation générale des politiques des banques centrales dans les mois à venir.

Fin des prévisions de hausse des taux ; prévisions de baisses pour la plupart des banques centrales en 2019
Source: Bloomberg ; données au 21 mai 2019.

Facteurs techniques

La demande en titres obligataires semble globalement solide: les performances positives enregistrées cette année ont engendré des entrées de capitaux importantes dans toutes les classes d’actifs. Les fonds obligataires américains diversifiés, notamment, ont enregistré des flux de plus de 64 milliards USD depuis le début de l’année. Compte tenu de ces entrées de capitaux, des versements de coupons et des remboursements, les investisseurs ont dû gérer des soldes de trésorerie élevés. La course au rendement bat encore son plein. Les mesures prises récemment par les banques centrales indiquent que les craintes de hausse des taux (qui ont caractérisé la majeure partie de l’année 2018) se sont pour l’instant apaisées, ce qui devrait favoriser les titres obligataires.

Quelles implications pour les investisseurs obligataires?

La Nouvelle-Zélande a ouvert la voie en matière de baisse des taux. La fin du cycle approche, les opportunités de renforcer les positions sur la duration des emprunts d’Etat devraient se multiplier dans le monde – citons l’Australie en premier lieu. Les autres régions n’en sont pas encore là. Aux Etats-Unis, par exemple, les conditions de croissance restent globalement favorables aux actifs obligataires risqués. Néanmoins, il semble de plus en plus certain que, globalement, les politiques des banques centrales resteront accommodantes jusqu’à la fin du cycle actuel.


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